INTRODUCTION<o:p></o:p>
L’école burkinabè a repris service depuis le premier octobre avec ses lots de défis à relever.<o:p></o:p>
L’un des plus grands défis de la Oummah est de pouvoir assurer une éducation riche de motivation et de challenge, tout en imprégnant à l’enfant sa marque d’authenticité. Dans un monde qui vit des changements et des mutations rapides, nous avons à nous poser des questions impératives, quel individu nous voulons qu’il soit le citoyen musulman?<o:p></o:p>
La rentrée scolaire 2014-2015 s’est effectuée au Burkina Faso avec un changement notable, à savoir la mise en œuvre du continuum éducatif. Une réforme qui suscite des questions et des réactions diverses au sein des acteurs. Mais le processus est enclenché et il est du devoir de chaque citoyen au Burkina Faso de savoir le contenu de cette reforme.<o:p></o:p>
Notre réflexion s’articulera autour de ces questions évoquées.<o:p></o:p>
I. CONSTATS SUR LA SITUATION DE L’ÉDUCATION<o:p></o:p>
1. L’éducation au Burkina Faso.<o:p></o:p>
L’Éducation, est de nos jours un enjeu du développement durable. Selon l’UNESCO, aujourd’hui dans le monde, un adulte sur cinq, dont deux tiers de femmes, n’est pas alphabétisé. 72 millions d’enfants ne sont pas scolarisés, et un enfant sur trois n’est jamais entré dans une salle de classe. L’éducation est un des symboles du développement humain : c’est un droit universel, un facteur d’épanouissement personnel, d’autonomisation et de développement social. C’est est le gage de la réduction de la pauvreté, de la mortalité infantile, d’une maîtrise de la croissance démographique. Elle permet aux femmes de s’autonomiser et contribue à l’égalité des sexes. Les parents éduqués transmettent leur savoir, et envoient plus naturellement leurs enfants à l’école. L’éducation est le garant d’une société développée, apte à relever les défis du développement durable, de la paix et de la démocratie.<o:p></o:p>
Au Burkina Faso, plus de 85% de la population reste analphabète. Alors selon l’UNESCO, lorsque 70% d’une population ne bénéficie pas de la lumière du savoir, le développement de ce pays est gravement compromis.<o:p></o:p>
Le débat sur l’éducation est plus que jamais ouvert. Les manifestations des personnels de l’Éducation nationale se succèdent et défendent le statut de l’école et l’identité d’une profession. (Sit-in du 24/10/2014).<o:p></o:p>
Le débat n’a jamais cessé d’être ouvert chez nous au Faso. La question est permanente de savoir quelle jeunesse on veut former pour quel projet de société. De Platon à Luc Ferry, des stoïciens à Hannah Arendt, en passant par bien d’autres, ces enjeux demeurent. Nous les entendons dans le vacarme actuel : la jeunesse est le miroir d’une société, ses fractures sont l’indice d’un malaise de la civilisation ; l’école ne peut se contenter d’instruire, mais doit aussi éduquer à l’autonomie individuelle et au vivre ensemble. Pour certains, son rôle est même d’aller jusqu’à élever l’individu en lui procurant du sens, en prenant en compte ses « besoins spirituels ». Bref, en faisant un petit bilan du système éducatif au Burkina, on constate que, le malaise actuel du système scolaire tient à cette ambiguïté : l’école est le « miroir » des embarras d’une société, elle en est aussi le « carrefour » en accueillant - c’est sa mission républicaine, des jeunes qui, dans leurs itinéraires individuels et sociaux, peinent à se repérer et expriment comme ils peuvent leurs interrogations dans une institution qui n’est pas préparée à répondre à ces demandes affectives, intégratrices, psycho-sociales… Mais elle ne peut être seule à s’interroger sur les choix éducatifs d’une société.<o:p></o:p>
En 50 ans, notre société a connu rapidement de profonds changements dans les références et les pratiques éducatives. Cette accélération donne l’impression que nous sommes exsangues de mémoire, condamnés à puiser, comme au supermarché, dans les rayons des divers modèles qui se sont succédé pour essayer de « bricoler » des recettes.<o:p></o:p>
Bien avant la crise de 2011, des changements s’annonçaient. L’école a été la dernière institution, avec le politique, à en prendre la mesure. Trois « modèles » successifs se sont « empilés ». Aucun n’a dissipé totalement celui qui le précédait, mais sans réel débat sur des changements profonds des mentalités, du vivre ensemble et de la relation entre les générations. Notre société se trouve aujourd’hui à devoir « recomposer » alors qu’il faudrait inventer librement l’éducation.<o:p></o:p>
Trois facteurs au moins, éminemment symboliques, témoignent de l’échec de notre système éducatif : la singerie du modèle coloniale de l’éducation, l’absence de politiques éducatives sérieuses au Faso et l’impact de l’éducation parallèle.<o:p></o:p>
Ces facteurs ont profondément gangrené notre système scolaire au point qu’on en est à un seuil de notre retour. En témoigne les résultats scolaires et l’inadaptation sociale des diplômés.<o:p></o:p>
2. L’éducation au sein de la Oummah<o:p></o:p>
Au moment où le vivre ensemble commence à être menacé, alors que des solidarités s’imposent, que les valeurs de justice et de respect des limites devaient s’énoncer en raison même des difficultés à prévoir l’avenir, c’est l’empirisme qui domine les pratiques éducatives musulmanes. Nous sommes en train de développer un modèle de bricolage éducative. Une éducation loin de nos réalités musulmanes. La finalité de l’éducation pour nous musulmans dans ce contexte du Burkina n’est pas de former des gens qui parlent bien le français ou l’anglais ou même bardés de diplômes. Le plus important est de former des gens qui parlent du Bien. Cela pour répondre à nos exigences islamiques.<o:p></o:p>
Le rôle de l’éducation en Islam est de former un être humain utile à son pays. L’éducation islamique est donc celle qui facilite la mission de l’Etat.<o:p></o:p>
Mais qu’en est-il de la situation au Burkina Faso ?<o:p></o:p>
II. LES ENJEUX DE L’EDUCATION POUR LA OUMMAH<o:p></o:p>
1. Renforcer notre appartenance identitaire<o:p></o:p>
Chez les enfants, le sentiment d’appartenance se vit d’abord au sein de la cellule familiale. Il se développe petit à petit en fonction de la qualité des relations entre les membres de la famille, pour ensuite s’élargir à l’école.<o:p></o:p>
Comment faire en sorte que l’enfant se reconnaisse dans sa propre cellule familiale, et soit solide arrivé à l’adolescence, face aux quantités de groupes, mais également face aux heurts de la vie, aux manques ressentis, aux différents choix qui s’offriront à lui ? La réponse est dans la relation que vous aurez construite avec l’enfant. Il ne faudrait pas oublier une seule et unique chose : nous devons respecter nos enfants, tout en les cadrant, leur fixer des limites, leur permettre de s’épanouir en répondant à leurs interrogations sans tabou. Un enfant qui ne trouvera pas chez lui les réponses à certaines de ses questions les cherchera ailleurs. Un enfant qui n’aura pas l’attention dont il a besoin la trouvera ailleurs. A nous d’être disponibles, d’être à l’écoute, d’avoir les réponses, ou des pistes de réflexions pour permettre à l’enfant de grandir sainement, et d’avoir les armes nécessaires psychologiquement et spirituellement parlant. Ne déléguons pas à l’école notre devoir d’éducation. Son rôle d’instruction est déjà conséquent. Si votre enfant est comblé dans son besoin d’appartenance, l’école lui permettra d’apprendre les mathématiques, le français, la géographie… Si votre enfant ne se situe pas, qu’il ne sait pas vraiment qui il est, il cherchera des réponses durant les sept heures qu’il passe par jour quatre à cinq fois par semaine chez l’éducation nationale.<o:p></o:p>
Le but de tout parent n’est-il pas de rendre son enfant autonome physiquement, psychologiquement et spirituellement parlant ? Mais comment arriver à ce que l’enfant s’auto-discipline ? Comment lui faire aimer sa religion ? Comment lui inculquer le respect des autres et surtout le respect de lui même ? Car c’est en lui apprenant à se respecter qu’il sera capable de refuser les mauvaises propositions. Et comment être le bon exemple pour lui ?<o:p></o:p>
Germain Duclos écrit (dans son livre « L’estime de soi, un passeport pour la vie ») que la famille, premier noyau d’appartenance de l’enfant, conditionne ou influence beaucoup sa capacité future d’adaptation. Votre enfant ne doit pas avoir peur des autres. Nous sommes arrivés dans une période critique pour les musulmans, et ce dans beaucoup de pays du globe. Lui permettre de combler son besoin d’appartenance l’émancipera, et lui permettra de côtoyer, dans le respect, tout type d’individus, et ceci de manière épanouie. Restons ouverts sur le monde pour que nos enfants le découvrent avec nous, puis qu’il s’y engage seul, fort et conscient.<o:p></o:p>
Nous, parents musulmans, souhaitons que nos enfants restent sur le droit chemin. Ils naissent musulmans, et notre rôle est de les aider à le rester. Tout ce que l’enfant apprendra dans sa cellule, il le reproduira dans différents groupes d’appartenances. Plus il grandira, plus il reconnaîtra les différents groupes, et si son besoin d’appartenance n’est pas comblé, il est facile pour lui d’en chercher un autre, ou ses membres seront plus à l’écoute par exemple.<o:p></o:p>
Pour combler le besoin d’appartenance d’un enfant né dans une famille musulmane, il ne suffit pas de lui inculquer en boucle des invocations, ou les histoires des compagnons du Prophète (SAWS). Pour que l’enfant aime et se reconnaisse dans sa cellule familiale, pour qu’il se sente musulman, il lui faut des règles claires de vie, lui transmettant des valeurs éducatives sur le respect de soi et des autres, sur le respect de son environnement… Comme l’explique Brigitte Racine dans son livre « La discipline un jeu d’enfant », Ces règles doivent être claires, concrètes, constantes, cohérentes et conséquentes ! En effet, au delà des textes religieux, des invocations, votre enfant doit apprendre à vivre avec sa famille, avec ses amis, savoir comment évoluer dans différents environnement…<o:p></o:p>
2. Accroître notre engagement citoyen<o:p></o:p>
Eduquer, c'est préparer à un devenir. L'éducation doit donc prendre en compte tout les besoins en devenir de nos sociétés. Il s'agira, par conséquent, de développer les facultés physiques, intellectuelles, morales,... à même de permettre à l’individu d'assumer pleinement son identité et sa citoyenneté. De ce fait, l'éducation islamique ne saurait être réduite à une simple instruction ou à l'apprentissage de quelques versets. L'éducation, selon l'Islam, est intégrale en ce sens qu'elle prend en compte tous les aspects de l'individu : cœur, âme, esprit et corps. <o:p></o:p>
La formation de l’enfant prendra donc en compte tous ses besoins, de sorte à faire de lui, un être équilibré utile à toute la société. <o:p></o:p>
Est-ce que nous voulons un citoyen musulman conscient de ses devoirs religieux et civiques, qui n’a pas peur d’exprimer sa spécificité ni de jouer un rôle de bâtisseur, ou nous voulons un citoyen replié sur lui-même sans repère, ni aptitude à se construire un devenir souverain? Au regard des générations qui naissent aujourd’hui et qui rallient l’école, et l’université à un âge donné, il y’a de quoi se tourmenter, un grand nombre de nos enfants ne dépassent pas le seuil de l’école primaire pour se retrouver exclus d’un système qui a ses défauts comme ses qualités, sans parler de l’absence totale d’une culture islamique que l’enfant ne reçoit ni chez lui ni à l’école, l’enfant est vite propulsé dans un monde impitoyable.<o:p></o:p>
Nous avons à méditer longuement sur les raisons qui nous ont amenés à cette faillite morale.
Les parents en procréant n’ont qu’un aperçu modeste de l’énormité de la tâche qui leur incombent, souvent et au regard de l’illettrisme répandu dans nos campagnes et jusque dans nos villes, le couple ne réalise pas ses responsabilités et ses devoirs, tout leur rôle se réduit à fournir le minimum des besoins matériels de l’enfant, pour le père et la mère c’est à l’école d’éduquer et d’instruire, et de garantir à l’enfant ses chances d’intégrations dans le monde des adultes. <o:p></o:p>
Dans les medersas, l’enfant se voit inculqué des bribes de connaissance selon un contenu étranger.<o:p></o:p>
Les sourates sont apprises par cœur, mais le maître souvent ne prend pas la peine d’en expliquer le contenu, réciter comme un perroquet des pans entiers du Coran Sublime n’est pas notre dessein, comment pouvoir élever des enfants à la lumière des commandements de l’Islam sans leur donner une explication claire et rationnel, comment l’enfant va prendre conscience de la finalité de la vie et de sa causalité dans ce cas?<o:p></o:p>
Apprendre l’enfant à s’interroger sur l’univers à travers des sourates Coraniques est une manière de le renvoyer à la source de toute connaissance, Dieu. <o:p></o:p>
L’éducation religieuse commence à la maison, les parents sont responsables devant Allah le Tout Puissant de la foi de leur enfant, la foi n’est pas uniquement la reconnaissance de l’unicité de Dieu, elle s’applique immanquablement aux actes du croyant, croire en Dieu invoque une obéissance à ses commandements et une stricte observation de la morale Islamique, l’enfant comme une page blanche doit connaître très tôt les piliers de l’Islam et l’histoire de l’Islam, on doit pouvoir lui inculquer des notions morales simples au départ pour accélérer à un rythme donné au fur et à mesure de la croissance du petit.<o:p></o:p>
Il est impératif d’insister sur le caractère progressif de l’acquisition du savoir, enseigner à l’enfant comment il doit compter sur Dieu en toute chose, lui démontrer à travers des exemples concrets le bien fondé de la morale Islamique est vital, car très tôt l’enfant est projeté dans un monde complexe, fait de paradoxe, de contradiction de vérité contrefaite, de défi majeur. Nous devons procéder de telle façon que l’enfant trouve une grande confiance en lui-même, il peut évoluer dans son milieu sans craindre d’être piégé par des comportements en opposition flagrante avec ses convictions et sa foi. Nous avons à développer le système d’immunisation de l’enfant, malmené par un déversement de culture étrangère et de mode changeante, il pourra faire le tri et choisir ce qui lui convient, en lui insufflant confiance dans ses propres capacités et son sens du jugement nous aurons donné une chance certaine à notre progéniture de commander à son devenir. L’éducation se fait et ne se défait pas, comprenant deux volets, le volet spirituel a une importance absolue, le négliger équivaudrait à hypothéquer l’existence de nos enfants, nous ne pouvons nous rapporter entièrement à l’école ou à la mosquée, les parents comme je l’ai déjà souligner plus haut sont plus que jamais concernés par l’épanouissement spirituel de leurs enfants, le plus grand malheur guette ces enfants quand les parents eux même sont incapable de jouer ce rôle et pour cause ils n’ont pas ce bagage religieux, appauvris, ils ne pourront assumer leur responsabilité immense en l’occurrence.<o:p></o:p>
Elever un enfant est le devoir de tout parent, lui enseigner sa foi et les commandements de sa religion est une obligation, mission indispensable que nombre de parent négligent de notre temps, les pères et mères tournés uniquement vers la satisfaction des besoins matériels s’imaginent que tout leur devoir se borne à fournir le minimum des biens à leur enfant, ignorant que tout l’or du monde ne pourrait pas bâtir un homme, former le citoyen du futur est une charge, par conséquent contribuer à la bonne éducation de leur fils et filles, c’est faire d’eux des hommes et des femmes fières de leur identité et de leur héritage, capable de donner à leur société, à incarner fidèlement les principes de l’Islam, nous avons grand besoin de personne aguerri, vertueuse, responsable. C’est pourquoi confier la responsabilité de l’éducation aux parents est un véritable défi en l’absence d’un encadrement social, et d’une culture médiatique ajusté à nos valeurs, devant toutes ces difficultés, pères et mères sont appelés à réfléchir à deux fois avant de concevoir et aux jeunes gens sur le point de se marier, de bien méditer l’acte de mariage, une union bénie par Allah invoque une bonne conscience des devoirs. Enfanter est le souci majeur des parents. Les géniteurs doivent prendre en compte l’influence de plusieurs facteurs et l’absence presque totale d’un soutien dans l’accomplissement de leur mission sacré, un des facteurs les plus graves et qui handicapent grandement l’éducation des enfants est la démission de tous les acteurs sociaux, l’Islam est conçu beaucoup plus comme un paravent qu’une source d’inspiration, notre religion rarement agit comme un repère dans une société indifférente au poids et à l’importance du rôle de la foi dans le quotidien des petits et grands. C’est prendre la mesure de l’écart que nous vivons et agir au mieux avec toutefois cette conscience aigue de la gravité de nos responsabilités.<o:p></o:p>
III. COMMENT RELEVER LES DEFIS DE L’EDUCATION <o:p></o:p>
Des actions à mener<o:p></o:p>
Rompre avec le verbe abondant et le discours généreux, se situer entre le balancement entre l’incantatoire et le décisif, pour aller vers l’action.<o:p></o:p>
- Le défi de la participation ;<o:p></o:p>
- Le défi de l’investissement ;<o:p></o:p>
Se réserver le droit et le temps de corriger ces actions<o:p></o:p>
IV. APERÇUE SUR LE CONTINUUM EDUCATIF AU BURKINA<o:p></o:p>
La mise en œuvre de ce continuum est, de fait, une application de la loi d’orientation de l’éducation de juillet 2007, qui définit, de façon très précise, le champ de l’éducation de base. Cette loi d’orientation est une relecture de celle de 1996, les deux ayant pris en compte les conclusions des états généraux de l’éducation tenus en 1994, et celles des assises nationales sur l’éducation, organisées en 2002.<o:p></o:p>
En effet, l’article 19, de la loi d’orientation stipule que « L’éducation de base formelle comprend l’éducation préscolaire, l’enseignement primaire et l’enseignement postprimaire ». Le gouvernement du Burkina Faso n’a donc fait, en réalité, que s’inscrire dans la logique de la loi dont la nonchalance dans l’application à certains moments a été dénoncée, voire décriée.<o:p></o:p>
Ce nouveau schéma est une réponse à l’exigence de la loi d’orientation qui rend l’éducation obligatoire et gratuite pour tous les enfants, de 6 à 16 ans. Dans le système éducatif burkinabè, les enfants de 16 ans sont en troisième. Le continuum, en principe, devrait donner plus de chance à la majorité des enfants du Burkina de pouvoir achever ce cycle complet.<o:p></o:p>
Le continuum, selon les autorités en charge de l’éducation, présente plusieurs avantages, à savoir la mutualisation des énergies et les moyens pour une performance accrue. Ainsi, dit-on, la réforme va donner une vision plus holistique de l’éducation et aider à résorber des problèmes tels que les goulots d’étranglement constatés dans l’enseignement secondaire depuis une décennie. Par ailleurs, la réforme va permettre de mieux maîtriser les flux, de résoudre les déperditions scolaires, d’ajuster et d’harmoniser les programmes et les curricula. Et le grand enjeu, c’est que le continuum permettra de mieux définir le profil des sortants du système éducatif burkinabè et de mettre en cohérence l’éducation de base, avec une meilleure transition du préscolaire au primaire et du primaire vers le post-primaire.<o:p></o:p>
CONCLUSION <o:p></o:p>
Les défis de l’éducation pour la Oummah, soulèvent des interrogations qui interpelle toutes musulmane et tout musulman. Alors il faut savoir provoquer une réflexion participative dans le sens de trouver des repères à même de les relever.<o:p></o:p>